Deux militant-e-s syndicaux condamné-e-s

SYNDICAT INDUSTRIEL DES TRAVAILLEURS ET TRAVAILLEUSES


Alors que Jennifer Pawluck, militante au Syndicat Industriel des Travailleurs et Travailleuses (SITT-IWW) vient d’être reconnue coupable d’harcèlement envers Ian Lafrenière, porte-parole du Service de Police de la ville de Montréal et qu’Hamza Babou, membre de l’Association pour une Solidarité Syndicale Étudiante (ASSÉ) est envoyé à la prison de Rivière-des-Prairies en attendant son procès, il est légitime pour les militant.es syndicaux de se demander où est-ce que tout cela s’arrêtera.

Rappelons que dans le cas de Jennifer Pawluck, ce que le système d’injustice appelle du harcèlement, n’est en fait rien d’autre que la publication sur son compte instagram comptant 81 abonné.es, de la photo d’un graffiti montrant le porte-parole du SPVM avec une balle dans la tête. Pawluck n’a pas fait ce graffiti, elle n’encouragea personne à partager la photo et surtout elle n’encouragea personne à atteindre à la sécurité de Lafrenière. Pierre Trudel, Professeur de droit à l’Université du…

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Radicalisation de la grève du 1er mai 2015 !

SYNDICAT INDUSTRIEL DES TRAVAILLEURS ET TRAVAILLEUSES

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Un spectre hante le Québec. Ce spectre, c’est la grève générale. Depuis 2012, nos élites savent que la classe ouvrière, les étudiant-e-s, et tout ceux et celles que l’injustice et la répression n’indiffère pas encore, peuvent prendre la rue et imposer leur légitimité face à l’État. Mais malgré cette hantise, les apôtres du capitalisme, et particulièrement de sa vision libérale, ne peuvent s’empêcher de mener une guerre ouverte contre tout ce qui n’est pas marchandise, contre tout ce qui n’est pas valorisable financièrement. Des coupures budgétaires au sur-armement policier, depuis nos jobs sous-payés jusqu’aux insultes publiques contre les pauvres et les exploité-e-s, tout porte à croire que le Québec s’est fait le chancre d’un capitalisme débridé. Ce paradis néo-libéral, protégé par l’État et ses sbires, ruine nos quotidiens et celui de nos proches, piétine volontairement les restes de notre liberté, crache aux…

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Police de Montréal, milice du capital !

SYNDICAT INDUSTRIEL DES TRAVAILLEURS ET TRAVAILLEUSES

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Alors que la semaine contre la brutalité policière s’en vient et qu’un important mouvement social approche, il nous semble important de rappeler quelques éléments d’analyse indispensables à la compréhension du rôle de la police, tous corps confondus. Plus précisément, nous souhaitons énumérer ici différentes raisons qui nous poussent à nous opposer à la police, quelle qu’elle soit, d’où qu’elle provienne, et dans toutes situations.

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Chaque semaine, chaque jour passé dans cette société mortifère rallonge davantage la liste des injustices commises par un-e membre d’une police. Ils et elles ne se sont jamais privé-es pour nous humilier, nous blesser, nous amputer, jouer avec nos vies et celles de nos proches et de nos compagnon-nes, voir nous assassiner si tel est leur bon plaisir.

Étrangement, nous constatons que les individu-e-s touché-e-s par ces « bavures » à répétition appartiennent dans leur grande majorité à la…

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DU MIC À LA RUE : EN ROUTE VERS LA GRÈVE GÉNÉRALE DU 1ER MAI 2015!

SYNDICAT INDUSTRIEL DES TRAVAILLEURS ET TRAVAILLEUSES

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Du mic’ à la rue

Du mic’ à la rue, il n’y a qu’un pas. Un pas étroit entre le bon son et la révolution. Parce que notre émancipation sera l’occasion d’une grande fête, contre la vie morne et plate qu’ils nous imposent. Notre culture n’a ni frontière ni nation, notre réussite n’est pas financière et notre musique ne reconnait aucuns patrons. C’est celle des blocks party contre leur racisme, des révolté-e-s contre leur fascisme. C’est notre arme contre leur police, notre vengeance face à leurs injustices. C’est le rap des opprimé-e-s contre les oppresseurs, des dominé-e-s face aux agresseurs. Car tant qu’il n’y aura pas de justice, nous n’accepterons aucune paix.

Multiplions les shows

Multiplions les occupations et les actions

Jusqu’au bout, jusqu’à la révolution !

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Historique du 1er mai anticapitaliste à Montréal

 Ce bref historique met en contexte la décision de plusieurs groupes anticapitalistes de Montréal d’organiser des manifestations du 1er mai anticapitalistes et indépendantes des manifestations organisées par les grandes centrales syndicales.

Pour le texte complet avec photos, vidéos & documents : www.clac-montreal.net/historique-1er-mai-anticapitaliste

La tradition des manifestations du 1er mai organisées par des groupes ouvriers anarchistes, communistes et socialistes s’implante au Québec dès 1906 et perdure jusqu’à la Deuxième Guerre mondiale. Ce n’est qu’en 1972, à l’occasion du front commun syndical, que les centrales québécoises, à l’époque animées d’une certaine combativité, reprendront la tradition. Toutefois, le 1er mai syndical au Québec, à l’image de la culture syndicale elle-même, perd de plus en plus son caractère revendicateur et subversif au fil des ans, pour ne devenir, dans les années 2000, qu’une triste parade symbolique vidée de sa vigueur et de son histoire radicale.

Depuis 2008, une coalition informelle d’individus et de collectifs a fièrement repris la tradition anticapitaliste originale du 1er mai en organisant chaque année à Montréal une manifestation autonome, séparée de la pitoyable parade syndicale (qui, depuis quelques années, n’était même plus organisée le 1er mai, mais quelques jours avant ou après afin d’accommoder le calendrier capitaliste!). La manifestation anticapitaliste du 1er mai est organisée depuis 2010 sous la bannière de la Convergence des luttes anticapitalistes (CLAC-Montréal). Continue reading Historique du 1er mai anticapitaliste à Montréal

12 Ways to Strike on May 1st 2015 !

The Picket Line

People often have in mind that a strike only ever ends up in a picket line that doesn’t really disturb production. However, there are many ways by which to disrupt the bosses’ peace. Here are 12 ideas on means of action for the national day of strikes and disruptions of May 1st 2015!

Symbolic Action

Probably the easiest method: support the strike without disrupting production of a workplace. Carry a symbol of solidarity: a t-shirt, a hat, pins, or the famous red square. Organize pickets until starting times, hold a demonstration at lunch hour – make sure to emphasize visibility and awareness!

Legal Strike

According to the Québec Labor Code, a legal strike can only take place at the end of a collective agreement, and then only when it has been at least 90 days since a notice of negotiation was sent. Many unions will be in this situation by May 1st 2015, especially those in provincial public service. In this context, any member of a union can call a general assembly and demand a strike vote applicable on May 1st 2015.

Illegal Strike

Like the legal strike, it only takes a general assembly to vote it, but its illegality must be recognized. If it’s an action that can face repression, it’s also going to be one of the stronger ways in which workers can fight back!

Work to Rule

All it takes is working directly to the letter, to exaggerate all procedures, tasks, collective agreements, and security measures. The result: slower production, of course! Why clean a counter in a few minutes, when you can really make it spotless for a good hour?

Call in Sick

Easy and safe for those who aren’t unionized, this method doesn’t impact the boss directly, unless coworkers do the same. In any case, at least you’ll have the time to block, to demonstrate, and to participate in the strike of May 1st.

Hoax

Strike and disrupt through misinformation ! Imagine an email sent from an address similar to the boss’s that tells workers to not only take the day off, but attend demonstrations and participate in the strike of May 1st. That’d get people talking !

Internal Blockage

This method is used in most strikes that are respected. It involves blocking all access points to one’s own workplace. Picket lines, locks and chains, glue in keyholes, heavy materials in front of doors, etc.

External Blockage

Several community groups support the strike of May 1st 2015, but it would be useless for them to block a food bank of community center. However, they could block a bank, a politician’s office, a job center, government offices, etc. Or else, a union that can’t block its own workplace could very well block another workplace in solidarity with workers there.

Internal Sabotage

Who knows a workplace better than the employees working there ? An unplugged cable, a loose bolt, a ‘frozen’ computer system, a machine that suddenly creaks…these things can really ruin every-day production.

External Sabotage

More risky, and often used by affinity groups, this action implies disrupting regular activities in an area where we don’t generally have any leverage, by means of sabotage. Breaking windows to denounce gentrification, dousing government buildings in red paint to contest austerity, etc. Whatever people say, this has the advantage of both general disruption and symbolic impact.

Communications Blockage

Many companies make a lot of money through Internet, and it is possible for us to resist at this level. The idea is simple : block all the target’s means of communication by taking them over as much as possible, whether it’s telephones, emails, fax, etc.

Blocking Transportation

Blocking means of transportation is one of the most efficient means of more widely disrupting the economy, which is ideal during a general strike ! The idea is to block access to important means of transportation : bridges, railways, the metro, bus depots, harbors, main roadways, access to industrial areas, etc.

12 façons de faire la grève le 1er mai 2015!

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La grève est souvent réduite à sa plus simple expression : une ligne de piquetage devant un lieu de travail où les syndiqué-e-s essaient de s’attirer la sympathie du public, et ce, sans obstruer les activités ou la production. C’en est d’ailleurs la triste définition selon le code du travail. Pourtant, il existe bien des façons de perturber ou de faire la grève ! La seule limite, votre imagination, et le seul critère, le rapport de force souhaité ! Voici douze différentes idées en vue de la journée nationale de grève et de perturbation du 1er mai 2015, n’hésitez pas à vous en inspirer.

Grève générale étudiante de 2012 (Crédits : Mario Jean / MADOC)
Grève générale étudiante de 2012 (Crédits : Mario Jean / MADOC)

L’action symbolique

Sans gêner la production d’un lieu de travail, plusieurs actions en appui à la grève générale peuvent être envisagées. La plus simple et répandue est de porter un symbole distinct sur vos vêtements (par exemple, le fameux carré rouge, l’effigie de la grève étudiante de 2012, ou des macarons). Vous pouvez organiser une ligne de piquetage symbolique devant votre lieu de travail et le bloquer jusqu’à l’heure d’ouverture, ou organiser une manifestation sur l’heure du dîner. Bref, les mots d’ordre sont : visibilité et conscientisation.

La grève légale

Selon le Code du travail du Québec, une grève légale ne peut avoir lieu qu’à échéance d’une convention collective, et en autant qu’un avis de négociation ait été envoyé depuis au moins 90 jours. De nombreux syndicats se retrouveront dans cette situation le 1er mai 2015, dont ceux de la fonction publique provinciale. Par conséquent, tout-e syndiqué-e peut, dans ce cadre, convoquer une assemblée générale et demander un vote de grève applicable le 1er mai 2015. Appliquée dans plusieurs lieux de travail différents, cette méthode peut avoir beaucoup d’impact. Par exemple, le 26 novembre dernier, lors du Grand dérangement, 5 000 employé-e-s de 25 municipalités différentes étaient en grève légale en même temps pour protester contre l’imposition de la loi 3 sur les régimes de retraites.

La grève illégale

Débrayage illégal des bagagistes d'Air Canada en 2012 à Toronto suite à une loi spéciale mise en place par le gouvernement de Stephen Harper. Les grévistes n'ont reçu aucune sanction.
Débrayage illégal des bagagistes d’Air Canada en 2012 à Toronto suite à une loi spéciale mise en place par le gouvernement de Stephen Harper. Les grévistes n’ont reçu aucune sanction.

De la même façon qu’une grève légale, il suffit que l’assemblée générale vote la grève selon le même processus, tout en acceptant l’illégalité de celle-ci. Comme tout acte de désobéissance civile, une grève illégale peut être réprimée. Par contre, la force d’un tel geste est d’affirmer que les travailleurs et les travailleuses sont prêt-e-s à prendre des risques légaux pour revendiquer leurs droits. Par conséquent, ce type de grève génère un impact plus grand, particulièrement lorsqu’elle est faite à grande échelle, puisque le risque de répression devient plus faible. On se rappellera que lors de la grève de 2012, les étudiantes et étudiants défièrent les injonctions qui les empêchaient de faire grève en bloquant massivement leurs institutions scolaires, et tout ça, sans la moindre arrestation.

La grève du zèle

Moyen très simple et sans danger de perturber l’activité économique d’une entreprise. Il s’agit que les employé-e-s appliquent à la lettre et de manière exagérée toutes les procédures demandées par l’employeur, respectent toutes les clauses de la convention collectives (si l’entreprise est syndiquée), fassent leurs tâches avec une précision extrême, ralentissant ainsi la production. Par exemple, pour les employé-e-s d’une chaîne de restauration rapide : offrir chaque promotion à la caisse, laisser la nourriture cuire le plus longtemps possible, s’assurer que les règles de santé et de sécurité soient respectées scrupuleusement, nettoyer frénétiquement l’espace de travail entre chaque tâches, etc. Le modus operandi : une file d’attente ? Rien en dessous de vingt ou trente personnes !

Ne pas se présenter au boulot

Simple et sans danger pour les non syndiqué-e-s, elle a peu d’impact direct sur l’employeur, à moins que les collègues embarquent, mais qu’importe, le mot d’ordre est : prenez congé, ou tombez donc ben « malade » ! Au moins vous serez libre de bloquer, manifester et participer à la grève du 1er mai !

Le canular

Voici une façon de faire la grève qui peut être efficace, tout en étant des plus amusantes. Grève et perturbations par voie de fausse information ! Imaginons qu’un courriel, provenant d’une adresse électronique similaire à celle du patron, soit non seulement envoyé à tou-te-s les employé-e-s pour leur donner congé, mais également les encourager à manifester et participer à la grève du 1er mai 2015, même si le patron se rendait compte de la supercherie à temps, ça ferait jaser, non ?

Le blocage interne

Technique utilisée dans toute grève qui se respecte, il s’agit simplement de bloquer tous les points d’accès à son lieu de travail. Des lignes de piquetage, certes, mais aussi des chaînes et des cadenas, de la colle dans les serrures des portes, ou encore du matériel lourd obstruant les accès. L’objectif du blocage interne : que ce soit patrons, cadres, « scabs » ou sous-traitants, personne ne rentre !

Le blocage externe

Blocage de la Tour de la Banque Nationale par des étudiantes et des étudiants en 2012.
Blocage de la Tour de la Banque Nationale par des étudiantes et des étudiants en 2012.

Une action utilisée surtout dans un cadre de désobéissance civile. Considérons : plusieurs groupes communautaires appuient la grève du 1er mai 2015, mais il leur serait inutile de bloquer une banque alimentaire ou un centre communautaire. Par contre, ces derniers et dernières pourraient bloquer une banque, un bureau de député-e, un centre local d’emploi, des bureaux gouvernementaux, etc. Très utilisée en 2012 par les étudiant-e-s, voire chaque jour aux bureaux du Ministère de ceci, du Ministère de cela, à la Bourse, l’idée se résume à ceci : « ceux qui ont le fric : faisons les chi… »

Le sabotage interne

Qui connaît mieux un lieu de travail que les gens qui y travaillent? Un fil débranché, un boulon dévissé, le système informatique qui « jamme », la machine qui grince soudainement, ça vous bousille une journée d’opérations, ça vous fait chuter la production. Par exemple, cet automne, lors d’un lock-out de la compagnie ArcelorMittal à Contrecœur, une voiture de la compagnie a mystérieusement pris en feu et des équipements de la compagnie ont été sabotés. Pourquoi ? Comment ? Par qui ? Qui sait, les voies de la perturbation sont impénétrables…La semaine suivante, le conflit de travail prenait fin.

Le sabotage externe

Lors du contre-sommet du G20 à Toronto, en 2010, plusieurs vitrines de succursales de multinationales ont été brisées. C'étaient des actions de sabotage externe.
Lors du contre-sommet du G20 à Toronto, en 2010, plusieurs vitrines de succursales de multinationales ont été brisées. C’étaient des actions de sabotage externe.

Plus risqué, et souvent utilisé par les groupes d’affinité, ce type d’action implique de perturber les activités d’un lieu sur lequel on n’a pas d’emprise en temps normal, par le sabotage. En 2013, dans le quartier d’Hochelaga, on brise des fenêtres de restaurants huppés pour dénoncer l’embourgeoisement d’un quartier. En 2012, on peinture régulièrement en rouge la façade de ministères aux politiques austères, etc. Quoiqu’on pense, elle a l’avantage de perturber économiquement tout en ayant un fort impact symbolique.

Le blocage de communications

De nos jours, tout peut être virtuel, y compris la grève. Plusieurs entreprises brassent de grosses sommes via Internet et, pour les travailleurs et travailleuses lésé-e-s, congédié-e-s ou impayé-e-s, il est possible de résister à ce niveau. L’astuce est simple : demander à un nombre important de personnes d’utiliser et de bloquer l’ensemble des moyens de communications de la cible en les accaparant un maximum, que ce soit via le téléphone, le courriel, le fax, etc. Cadres et patrons y laisseront leur patience : « Puisqu’on vous dit que ce n’est pas la boucherie Sanzot ! » Plus fort encore, citons les nombreuses attaques informatiques perpétrées sur des sites gouvernementaux en 2012, perturbant l’activité virtuelle de plusieurs agences gouvernementales.

Le blocage des voies de transport

En 2012, les étudiants et étudiantes ont bloqué le Pont Champlain en pleine heure de pointe. Résultat, plusieurs kilomètres de bouchon en quelques minutes.
En 2012, les étudiants et étudiantes ont bloqué le Pont Champlain en pleine heure de pointe. Résultat, plusieurs kilomètres de bouchon en quelques minutes.

Le blocage des voies de transport est l’une des méthodes les plus efficaces pour perturber largement l’économie, idéale dans le cadre d’une grève générale ! L’idée est de bloquer les accès à des voies de transport importantes : des ponts, des chemins de fer, le métro, des dépôts d’autobus, des ports, des artères routières, l’accès à un quartier industriel, etc. Cela fait en sorte de perturber l’arrivée des travailleurs et des travailleuses sur leur lieu de travail, l’arrivée de marchandises ou l’arrivée des clients dans les lieux commerciaux. Le système nous gangrène, paralysons-le !